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JPM01 - Remplacement du bidon

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L’avarie du réacteur

Il y eut une première alerte en 1982, en l’espèce, une fissuration de la crépine de reprise d’eau lourde (aussi appelée "collecteur de reprise") à l’intérieur du bidon du réacteur. Cette crépine fut simplement retirée en 1983 et non remplacée. Autrement dit, depuis le démarrage du réacteur en 1971, sa structure avait résisté dix ans au rayonnement alors que le rapport de sûreté prévoyait seulement quatre à cinq ans (voir ici).
Toutefois en mars 1991, soit 20 ans après la première divergence (donc 4 fois plus que ce que prévoyait le rapport de sûreté) et un fonctionnement de 4500 Jours Equivalents Pleine Puissance (4500 JEPP), cette alerte se concrétisa par l'apparition de fissures traversantes sur la grille de tranquillisation à la sortie du cœur, une grille destinée à réduire les turbulences de l'écoulement de l'eau de refroidissement.
La conséquence fut l’arrêt immédiat du réacteur, l’origine du problème découlant d'une perte de ductilité du matériau irradié (alliage d’aluminium à 3% de magnésium) combinée avec une augmentation significative de le résistance mécanique. A partir d’une certaine fluence (flux intégré) il n'avait quasiment plus de plasticité d’adaptation aux variations de contraintes, qu’elles fussent d’origine thermique ou d’origine mécanique.

Cliquer les illustrations pour les agrandir.

Crépine : profil microfractographique du matériau endommagé
Nachuntersuchung von neutronenbestrahlten AG3net aux dem RHF Grenoble (1980)
© 1980-2015 ILL
Crépine : Machine à électro-érosion pour la découpe sous eau (1983) (Maurice Mazière et Gérard Paron)
© 1983-2015 ILL
Crépine : La tête de découpe (électrode) de la machine à électro-érosion (1983)
© 1983-2015 ILL
Portion de grille de tranquilisation - 11/93
On voit le type de fissure qui a justifié les travaux de rénovation du réacteur.
©1993 Jean-Luc Baudet
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Dernière mise à jour: 09 June 2021