Accueil  >  Documents  >  [50 ans] La communication

[50 ans] La communication

[50 ans] La communication

La communication interne de l'ILL
Archives A.Filhol
Le bulletin de la micro-informatique à l'ILL
Archives A.Filhol
Le premier site web de l'ILL apparu vers novembre 1996
La faible largeur de cette page est le reflet de la résolution des écrans de l’époque, environ 3 fois moindre de celle d'un portable de 2021.
©1997 Eddy Lelièvre-Berna

par A. Filhol
(20 juin 2021)

La communication de l'ILL a d'abord été l'affaire de sa direction ou des divers services, au gré des projets. Les relations publiques étaient alors assez limitées mais conformes aux techniques et rares canaux de communication de l'époque. Lorsque Bernd Maier a créé le Secrétariat Scientifique, il a pris en charge la communication scientifique et externe mais l'administration a gardé le contrôle de la communication interne, notamment via l'excellente "Boîte à neutrons" (1990-1993) éditée par Patricia Ritschard (DRH). Dans le même temps, l'informatique a progressivement gagné tous les métiers de l'ILL. Sous l'impulsion de Georges Messoumian, quelques bénévoles du service informatique ont édité, de leur propre initiative, les revues "Mac face ILL" puis "ILL micro news", dont le but était d'aider le personnel de l'ILL à s'emparer de la micro-informatique. Après le grand arrêt (1991-1994), Herma Buttner (Scientifique Support et SCO) a pris en charge l'ensemble (rapport annuel, web, formulaires web, logo, panneaux explicatifs hors de l'amphi Chadwick, etc.) L'ILL a recruté brièvement une chargée de communication à mi-temps en 1999 mais ne s'est officiellement doté d'un groupe de communication qu'en 2003, le GREC (Groupe Relations Extérieures et Communication) comportant seulement Albert Wright (à mi-temps) et Françoise Vauquois, ce qui était peu en comparaison de laboratoires de taille similaire. Il s'étoffera ensuite sous la direction de Giovanna Cicognani et deviendra le Groupe Communication.

On peut suivre cette évolution via les films institutionnels de l'ILL. Le 1er (Construction du RHF, 1967-1970) a sans doute été tourné sous le contrôle de l'équipe de Jean-Paul Martin (DRE), le second (Les 1ers instruments, 1967-1972) l'a sans doute été sous le contrôle de Jean-Claude Faudou (bureau des projets) et le troisième c'est Bernd Maier qui s'en est occupé (secrétariat scientifique). Ceux qui ont suivi l'ont tous été sous l'égide du groupe Communication.

Le web n'a pas échappé à cette règle. Aucun service ne voulant prendre la décision de créer un site ILL, c’est Eddy Lelièvre-Berna, alors responsable de D3, qui s'en est chargé de son propre chef vers novembre 1996. Cela a eu pour effet de débloquer la situation car, en 1997, Herma Buttner demandera à un professionnel d'en modifier partiellement la présentation; son travail ne fit pas l’unanimité, au moins pour la première mouture. Le site subira quelques itérations puis sera entièrement repensé en 2007 avec migration du contenu (des milliers de pages) sous Typo3, un CMS (Content Management System) de conception allemande. En 2017 le site est scindé en deux avec un look nouveau pour <www.ill.eu> et le look ancien pour <wwwarchive.ill.fr>.
Pour l'intranet, c'est également une initiative personnelle qui débloque la situation, il est créé en 1996 par le jeune Martin Walter. <intranet.ill.fr> a progressivement évolué depuis lors pour devenir l'outil premier de la communication interne.

La communication de l'ILL est le reflet de l'évolution prodigieuse des techniques de travail. Par exemple, on passe progressivement des contraintes lourdes du cinéma sur pellicule argentique ou de l'impression offset avec typographie préalable, aux techniques digitales et connectées bien plus souples et puissantes.
Qui aurait imaginé dans les années 70 que le web existerait, les emails, les réseaux sociaux, les vidéos que tout un chacun peut produire via son téléphone, devenu portable et connecté ? Les métiers ont totalement changé. L'édition papier est devenue marginale. En 2019 le groupe communication de l'ILL s'est donc enrichi d'une quatrième personne, spécialiste de l'infographie et de la communication digitale car ces métiers, encore inexistants en 2000, sont devenus incontournables.

En comparaison, l'aspect graphique du logo de l'ILL a été relativement stable dans le temps. Vous trouverez ci-dessous ses déclinaisons sur 5 décennies.

Les débuts

Les deux premiers rapports ne comportent ni logo, ni photos. Le logo apparaît pour la 1ère fois sur la couverture du rapport annuel de 1974, puis sur des brochures ainsi que sur la carte de voeux de 1975. Ron Ghosh se souvient que le choix d'un logo en lettres minuscules avait fait débat !

Michel Mollier pense que c'est à l'occasion d'une manifestation sportive (vers 1985 ?) que le logo s'est vu adjoindre les drapeaux des pays membres. Il note que c'est cette même version qui a été réutilisée pour orner les tenues blanches distribuées par le magasin de l'ILL.

Rapport annuel de 1974
Archives A. Filhol
Brochure "Neutron research facilities at the high flux reactor of the ILL" de janvier 1975
Archives A. Filhol
Logo créé pour une manifestation sportive
Archives Michel Mollier

Logo pour traceurs XY à plume

Didier Richard revendique l'informatisation du logo vers 1978. Un traceur XY Versatec venait d'arriver à l'ILL, vite suivi par un Benson. Sur ces deux traceurs à plume, la sortie des dessins se faisait en continu sur un rouleau de papier et, pour que ce soit gérable, Didier Richard les a séparés par une entête avec le nom de l'utilisateur, la date, le nom du fichier source.
Bien entendu, le fameux logo ILL était présent mais tracé à la plume sous une forme simplifiée pour ne pas trop augmenter le temps de tracé. On le voit ici accompagné de la seule mention "Grenoble" mais Didier Richard dit qu'il y a eu des déclinaisons plus élaborées.

Le logo ILL sur traceur Benson
Archives A. Filhol
Le 1er traceur de courbes de l'ILL était un Calcomp 563 (1973)
Le logo a été créé pour traceur Versatec puis Benson mais les photos de ces machines sont rares.
©www.pdp8online.com

Logos vectoriels

Au milieu des années 80 la micro-informatique prend son essor. Des logiciels graphiques bitmap (MacPaint de Apple) et vectoriels (MacDraw de Apple, Illustrator de Adobe) deviennent disponibles et, bien sûr, le logo de l'ILL est un bon terrain d'expérimentation. Il en voit de toutes les couleurs !

Timide déclinaison couleur du logo en dégradé de gris
Archives A. Filhol
En 1979, logo similaire à ce qui va devenir le logo officiel
©Albert Wright
En 1981, logo similaire mais avec une couleur différente
©1981 brochure L'ILL 20 ans d'expérience
Déclinaison pour 12 plaquettes de vulgarisation scientifique créées pour l'exposition TEC 92 à Alpexpo (l'ILL y était venu en force) et la Science en fête.
Archives A. Filhol

Logo pour imprimantes laser et écrans graphiques

Vers 1985, les premières imprimantes laser sont apparues. Elles ont vite été dotées de cartes graphiques et du langage Postscript, ce qui a permis de dessiner des aplats en niveaux de gris et de donner une impression de relief. Des logos similaires sont apparus sur les écrans quand ils ont enfin permis de faire de même, c'est-à-dire quand ils ont su gérer les niveaux de gris, puis la couleur.

Logo sur imprimante laser graphique
Archives A. Filhol
Capture d'écran d'un logo créé par Didier Richard après 1995, date de création du groupe CS (Calcul Scientifique). La piètre qualité du tracé est lié à la résolution très faible des écrans de l'époque et à l'absence d'anti-aliasing (anti-crénelage)
Archives Didier Richard

Logo et DAO

Les écrans et imprimantes couleurs se généralisent dans les années 90 et chacun redessine/décline le logo initial à son goût grâce aux outils de DAO devenus courants. Le type de logo présenté ici est apparu en couverture d'une brochure ILL d'après 1994 car il inclut les drapeaux des associés et des premiers membres scientifiques. Il a subi diverses déclinaisons, notamment en 1997, quand Eddy Lelièvre-Berna et Marcelo Portes de Albuquerque ont utilisé une photo plus esthétique et rajouté les drapeaux des nouveaux associés. Début 1998 Eddy change à nouveau la photo et supprime l’ombre portée à l’intérieur du logo.

Logo incluant les drapeaux des associés et des premiers membres scientifiques
1994 ILL, photobook P. Leconte
Déclinaison de date et auteur inconnus
Archives A.Filhol
Déclinaison de 1997 incluant les drapeaux des nouveaux partenaires
©1997 Eddy Lelièvre-Berna et Marcelo Portes de Albuquerque
Logo sans drapeaux en couverture du Yellow Book de décembre 1997
Archives de Herma Buttner
Version avec les drapeaux
©1998 Eddy Lelièvre-Berna
 
 
 

Neutron for Science

Selon Herma Buttner c'est vers 1998 qu'un logo doté de la mention "Neutrons for Science" apparaît pour la première fois, mais c'est sans doute début 2000 que l'ILL définit une charte graphique officielle comportant une couleur de référence (Pantone 313C) qualifiée de "bleu ILL", des gabarits pour les présentations PowerPoint, une image d'en-tête et qu'un logo comportant cette mention est décliné en plusieurs versions pour s'adapter au fond du document. Comme on peut le voir, cette couleur "officielle" s'est souvent perdue au gré des utilisations.
Colin Carlile (2001-2006) engage l'ILL dans des actions européennes comme EiroForum (2002), ce qui l'amène à attacher plus d'importance à la communication que ses prédécesseurs. Il décide alors d'insister sur la mention "Neutrons for Science" restée assez discrète jusque là, si discrète que Bernard Jacrot la choisit comme titre pour son livre de 2004 sur l'histoire de l'ILL sans avoir connaissance de son usage pour le logo. Le ® de "Registered" est ajouté vers 2009.
On note que le "bleu ILL", parfait pour les documents imprimés mais trop pâle pour les écrans, est rarement respecté.

1998 - Logo officiel sans mention "registered"
2009 - Ajout du ® de "registered"
Déclinaison en couleur plus sombre qui préfigure le changement de 2016

Logo ILL & Co

Comme il se doit, le logo de l'ILL a été utilisé dans des contextes variés et mélangé à d'autres, à l'occasion de toutes sortes d'évènements et collaborations. Nous n'en donnerons ici qu'un seul exemple, le logo du ICNS (International Conference on Neutron sources) de 2005 qui s'est tenu en Australie au moment où le réacteur OPAL de ANSTO était en phase finale de construction.

©2005 ANSTO, Australie

Le logo de l'ILL a même été gravé dans le bronze, puis moulé, pour créer des médailles à remettre aux participants d'une compétition sportive qui a eu lieu en 1977. Pour les Atomiades de 2017, c'est l'impression additive à l'aide d'une imprimante 3D qui sera utilisée pour réaliser des médailles au logo ILL.

L'ILL n'a pas distribué beaucoup de "goodies" portant son logo mais voici un petit podomètre solaire qui est sans doute assez rare car son plastique fond avec le temps.

Bien qu'il ne porte pas le logo de l'ILL, il est difficile de résister au plaisir d'ajouter ici une photo du Pin's de l'ILL. édité en 1994 pour célébrer le redémarrage du réacteur après le remplacement de son bidon.

Marcello Brancaléone exhibe un logo ILL gravé dans le métal en 1977 à l'occasion du 9ème tournoi de football international des réacteurs à Grenoble
©2015 A. Filhol
Logos de l'ILL en plastique réalisés en impression 3D à l'occasion des Atomiades de 2017
©2017 A. Filhol
Podomètre solaire marathom, Baladeo
©2021 A. Filhol
Le pin's du RHF édité en 1994, dans sa boîte d'origine
©2019 A. Filhol
 
 

Neutron for Society

Partout dans le monde il est demandé à la recherche de mieux coller aux besoins de la société civile et à l'écologie. Pour suivre cette évolution, l'ILL dépose en 2016 la mention "Neutron for Society". Le ® de "registered", d'abord absent, apparaît lorsque cet enregistrement a été validé.
A cette occasion l'ILL change son "bleu ILL" pour une couleur un peu plus soutenue, le Pantone 3015C pour l'impression et le RVB (0,123,175) pour les écrans.

Comme le montre le macaron des tenues récentes du personnel de surveillance, la charte graphique n'est pas toujours respectée !

Logo officiel en version fond sombre
Test des diverses déclinaisons
Le macaron des tenues du personnel de sécurité de l'ILL
©2021 A.Filhol

Remerciements

Tous mes remerciements à Herma Buttner, Didier Richard, Michel Mollier et Françoise Vauquois pour leur aide et leurs corrections. Des remerciements tout spéciaux à Eddy Lelièvre-Berna pour les documents qu'il m'a fournis et pour le travail qu'il a dû faire pour réactiver une page du web de 1996.

Dernière mise à jour: 07 October 2021